La Cub, un territoire propice au développement des énergies renouvelables
Dans le cadre du plan climat national, le développement des énergies renouvelables est une priorité : la France s’est en effet fixé pour objectif d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’ici 2020. La part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie primaire était de 6,6% en 2007 en France (source Ifen, d’après l’Observatoire de l’énergie - Eurostat, 2008). Sur le territoire de La Cub, à l’image de la France, l’utilisation d’énergies fossiles est encore dominante. Afin de se défaire de notre dépendance et de réduire nos émissions de GES, il est important d’investir dans un mix d’énergies renouvelables. Le territoire de La Cub, de par sa situation géographique et son climat offre l’opportunité de développer différents types d’énergie renouvelable.
Si l’on prend l’exemple de la géothermie, le territoire de La Cub offre la possibilité de développer 2 types de source d’énergie :
> la géothermie très basse énergie ou géothermie de surface, au travers l’utilisation de pompes à chaleur (PAC) pour l’exploitation de deux types de ressources : l’énergie naturellement présente dans le sous-sol à quelques dizaines de mètres et dans les nappes souterraines qui s’y trouvent (température inférieure à 30°C),
> la géothermie basse énergie ou géothermie profonde, au travers de forages géothermiques de plusieurs centaines de mètres (température inférieure à 150°C).
Au début des années 80, la géothermie profonde a connu un rapide démarrage sous les effets des chocs pétroliers et de la mise en place de politiques incitatives. Plusieurs forages géothermiques profonds (jusqu’à 1300 m) ont ainsi été réalisés sur La Cub. Certains forages sont toujours en activité (Mériadeck et la Benauge à Bordeaux, base aérienne 106 à Mérignac, Stadium et Saige-Formanoir à Pessac), d’autres ne sont plus exploités.
Pour des opérations de plus petite taille et pour les constructions individuelles, la géothermie de surface peut également présenter un intérêt pour
le chauffage des bâtiments.
Bénéficiant d’un ensoleillement important (2 000 à 2 250 heures d’ensoleillement par an), le territoire de La Cub présente également un intérêt pour le développement des filières solaires thermique et photovoltaïque.
En effet, même si l’implantation de centrales solaires au sol ne semble pas envisageable à grande échelle, les toitures des bâtiments offrent de grandes surfaces exploitables, à la fois sur les nouvelles constructions que sur les bâtiments existants.
Par ailleurs, dans une région fortement boisée telle que l’Aquitaine, le bois énergie est une voie à explorer pour le chauffage des bâtiments. S’il peut être source de polluants, le bois énergie offre une alternative intéressante, notamment au travers d’installations collectives bien maîtrisées (chaufferies bois).
Enfin, de nombreuses voies nouvelles sont à explorer au fur et à mesure qu’émergent de nouvelles technologies, comme par exemple la récupération de chaleur sur eaux usées.

